3rd Africa Rice Congress

Le Cameroun bientôt exportateur de riz

Yaoundé, Cameroun, 24 octobre 2013 : Dr Madeleine Tchuinté, Ministre de  la  Recherche Scientifique et de l’Innovation du Cameroun, au cours 3ème Congrès du Riz  en Afrique tenu au Cameroun, affirme que la nouvelle politique agricole a entre autres pour objectif de  faire du Cameroun le « grenier de l’Afrique Centrale ».

Au cours de la période 2007-2012, les données du Département de l’Agriculture des Etats-Unis (Usda) et  l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao)  ont indiqué que la production du riz au Cameroun a connu une augmentation de 10,52 %.

Pour Dr Madeleine Tchuinté, ces donnés restent relativement modestes, dans la mesure où la production camerounaise oscille entre 160 000 et 170 000 tonnes par an. 

« Par conséquent, comme bon nombre de pays africains, le Cameroun a importé de grandes quantités de riz pour satisfaire la demande intérieure. A titre d’illustration 600 000 tonnes de riz ont été importées en 2012 », a-t-elle affirmé au cours de son discours d’ouverture du 3ème Congrès du riz en Afrique qui se tient à Hilton hôtel du 21 au 24 octobre 2013.

Cependant, la nouvelle politique agricole du Cameroun a entre autres pour objectif faire du Cameroun le « grenier de l’Afrique Centrale ». Pour y arriver, il est important  que le secteur du riz joue un rôle important.

Au Cameroun, le riz est une  denrée importante et stratégique.  Cela se justifie par les changements dans les préférences alimentaires des consommateurs et l’urbanisation rapide. Le secteur rizicole bénéficie donc de plus en plus des activités de recherche menées par AfricaRice et ses partenaires.

« Le Cameroun est l’un des huit pays pilotes en partenariats dans le cadre d’un projet pionnier financé par le Canada en vue d’améliorer la qualité et la capacité de commercialisation du riz produit localement à travers des technologies de récolte et post-récolte améliorées », a souligné les responsables d’AfricaRice.

Un potentiel élevé de production…

Cependant, il faut reconnaître comme l’a si bien souligné les responsables d’AfricaRice, peu de gens savent que ce pays possède un considérable potentiel  pour atteindre l’autosuffisance en riz. Notamment, les vastes étendues de terres arables, de ressources hydrauliques abondantes et des conditions agro-alimentaires qui offrent un potentiel élevé de production rizicole.

Le véritable problème au Cameroun résulte de nombreux facteurs qui ont participé à ralentir la production rizicole, notamment, la crise alimentaire de 2008. Tout de même celle-ci a produit un effet boomerang.  Elle a amené les pays africains à intensifier de toute urgence leurs productions de riz. 

« De plus cette crise leur a offert une opportunité et une motivation supplémentaire pour l’utilisation optimale de leur potentiel latent en matière de production du riz », soutient Tchuinté.

C’est ainsi que, dans le cadre de la stratégie agricole globale, le Cameroun a pris des mesures visant à relancer le secteur du riz, notamment en termes de renforcement des infrastructures. Il faut également noter d’importants investissements qui sont ainsi consentis pour améliorer les systèmes d’irrigation, les réseaux routiers à travers le pays, les installations de transformation et le matériel agricole.

La fourniture des intrants aux riziculteurs à des taux subventionnés n’est pas en reste. « Les organismes parapublics en charge du développement du riz, tels que la Semry dans l’Extrême-Nord et l’Unvda dans le Nord-Ouest, sont en cours de réhabilitation. Nous saisissons cette occasion pour remercier tous nos partenaires, en particulier les bailleurs de fonds, pour le soutien qu’ils nous apportent dans ce cadre », souligne-t-elle.

Elle poursuit : « Le Gouvernement et le peuple camerounais apprécient à leur juste valeur les technologies rizicoles productives introduites au Cameroun à travers la recherche en collaboration entre AfricaRice et l’Irad.

A cet effet, la récente mise en circulation des variétés NERICA adaptées aux plateaux et aux bas-fonds a été saluée par nos riziculteurs. Ce partenariat sera mis à contribution pour offrir la nouvelle variété de riz à haut rendement dénommée « ARICA »,  ainsi que les outils d’aide managériale du riz lancés par AfricaRice et ses partenaires ».

Tout compte fait, dans le but de renforcer sa sécurité alimentaire, « l’Afrique doit s’inspirer des transformations agricoles qui ont lieu en Europe et en Asie grâce aux innovations dans le domaine de la recherche scientifique », a-t-elle dit.

Dès lors, il importe d’intensifier les investissements en vue de la modernisation du secteur du riz, et pour accroître le soutien à la recherche et à la vulgarisation dans ce domaine au Cameroun.

« Le renforcement des capacités des acteurs rizicoles à travers la chaîne de valeur, des producteurs aux commerçants en passant par les usiniers est un volet majeur pour la production rizicole camerounaise », conclut Tchuinté.

Catherine Aimée Biloa à Yaoundé

 

 

 

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About AfricaRice

AfricaRice is a CGIAR Research Center – part of a global research partnership for a food-secure future. It is also an intergovernmental association of African member countries.

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