3rd Africa Rice Congress

Le Cameroun veut produire 700 000 tonnes de riz blanc par an d’ici l’horizon 2025

Yaoundé, Cameroun, 24 octobre 2013 : La société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), au Cameroun a pris cet engagement au cours du 3ème Congrès du riz en Afrique.

Aujourd’hui, au regard du défi que s’est lancé la Semry d’accroître sa production de 700 000 tonnes à l’horizon 2025, une réhabilitation a été lancée pour ce qui est de l’outil de travail et des périmètres. « Nous sommes en pleine réhabilitation de l’outil de travail et les périmètres. Nous avons les acquisitions en engins de génie rural et génie civil et en matériels de laboratoires » affirme Haman Ndjidda, chef service des activités connexes de diversification à la Direction  Générale de Semry.

« Nous serions à mesure de mettre en culture au moins 18 mille hectares. Nous disposons au total 11 500 mille hectares.  Mais avec la double culture, nous pouvons faire 18 000 hectares et atteindre 100 000 tonnes de riz par an. Donc,  si toutes les conditions sont réunies nous pouvons booster la production ».

La réduction des importations…

Au regard de ce qui précède, il est possible de réduire les importations de riz au niveau national à condition que les pouvoirs publics s’investissent dans le secteur rizicole. « Je vous ai parlé de 11 500 hectares aménagés. Mais le potentiel est plus grand. Il y a par exemple le Faro à lui seul qui fait 100 000 hectares. Il y a le projet de Lagdo qui fait autour de 20 000 hectares. »

« Tout cela mis ensemble avec des moyens d’accompagnement, nous pensons que d’ici à 2025  nous pouvons produire 700 000 tonnes de riz blanc. Cela va permettre de couvrir les besoins de consommations du Cameroun et dégager des surplus pour l’exportation dans la sous-région », soutient-il.

Le secteur rizicole camerounais est en proie de nombreux problèmes de déséquilibre des comptes d’exploitation, aux coûts élevés des intrants agricoles et de commercialisation des productions.

« Nous avons aussi le problème de commercialisation. La Semry ne s’occupe plus du volet commercialisation et industrialisation. Les riziculteurs se débrouillent eux-mêmes à commercialiser et cela n’est pas fluide. Néanmoins avec les mesures que l’Etat envisage, la Semry va relancer son volet industriel et commercial ».

Avec les mécanismes mis en œuvre et l’appui des partenaires comme la Banque mondiale qui vient de signer un contrat de 54 milliards avec Semry, il y a espoir que les choses changent véritablement dans le secteur rizicole camerounais.

Catherine Aimée Biloa à Yaoundé

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AfricaRice is a CGIAR Research Center – part of a global research partnership for a food-secure future. It is also an intergovernmental association of African member countries.

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